samedi 31 mai 2008

Apparences.


J'aime me maquiller, m'habiller, j'ai une garde-robe qui m'impressionne moi-même, quelques bijoux...

Jouer avec mon apparence.

Simple jean et marcel, sans soutien-gorge ni maquillage pour les peu de fois où je suis allée dans un bar lesbien...

Robe de soirée, talon hauts, maquillage, bijoux et cheveux relevés pour un air de femme du monde dans une soirée chic...

Pantalon de tailleur, veste, peu de bijoux et un peu de blush pour un air de petite fille sage à la fac...

Et tant de variations, d'envies et de changements, que j'accorde à mon humeur et à mes cheveux du moment... avec mes petites marques de fabriques, comme les décolletés vertigineux que j'ose parfois, les bottes de cuir sur un jean, les string de dentelle qui dépassent juste ce qu'il faut d'un pantalon strict...

Certains se laissent avoir par ces apparences, tout comme par mes sourires enjôleurs...

Peu sont ceux qui me connaissent assez pour savoir qui je suis vraiment et que ces jeux ne sont qu'illusions...

Et pourtant, à chaque fois que tu poses tes yeux sur moi, je sais que tu vois au travers.

Je suis nue.

vendredi 30 mai 2008

Liste inutile.


L'un me dit qu'il a eu peur de voir mon côté fou disparaître, et que c'est ma mémoire de poisson rouge qui fait mon charme.

L'un s'enthousiasmait pour le goût de ma chatte, sa douceur épilée et jouait avec ses doigts et sa langue à faire vibrer mon corps.

L'un se rappelle de l'arc charnu de mes fesses, comme un cœur qui s'entrouvrait pour le laisser passer lorsqu'il empoignait mes hanches.

L'un me raconte que mes fellations étaient celles d'une princesse venue du fond des âges pour le faire vibrer.

L'une décrivait ma nudité comme un tableau d'Ingres ou de Girodet, tout en me caressant la hanche et en jouant avec mon string.

L'un dit que je n'ai pas changé, que mon sourire est le même, qu'il me fait toujours autant rougir, jusqu'à ce petit grain de beauté que j'ai sur la joue droite.

L'une me dit que j'ai gagné en sérénité, que j'ai cessé d'être maso, que je n'ai jamais été aussi radieuse.

Liste inutile...

Et aujourd'hui, je suis une panthère dépucelée tendrement et sauvagement...

jeudi 29 mai 2008

Retrouvailles.

Deux jeunes femmes se retrouvent. Se trouvent peut-être, elles ont un an de vie à se raconter. Non, elles se racontent ouvertement.

Elles ne se ressemblent pas, et pourtant elles savent bien que si.

Elles rient, et parlent, elles échangent tout et mettent leur cœur sur la table.

C’est en ça qu’elles se ressemblent. Bavardes et sincères, directes et emportées, joueuses et joyeuses, sensibles et fortes, pleines de vie et assoiffées d’aventures, curieuses et passionnées.

Elles se sont retrouvées dans de drôles de circonstances, le premier amour de l’une est devenu le copain de l’autre, sans qu’elles aient su qu’il s’agissait du même. Sans que lui sache qu’elles se connaissaient.

Rencontre passionnelle, fusionnelle et enivrante, elles parlent et rient tellement qu’elles feuillettent le menu des dizaines de fois sans arriver à le lire, qu’elles mangent les plats froids et sans les regarder.

Pendant le repas, la mer est devenue grise. Le ciel, au loin, s’est teinté de noir, mais au-dessus d’elles il fait toujours très beau. Un éclair. Puis un autre, et encore un autre, le ciel est de plus en plus noir et la pluie dessine des puits de lumière devant les îles qui peuplent l’horizon proche.

Le ciel devient encre, la pluie se rapproche et son bruit se fait insistant, la passion de leurs deux caractères se retrouve tellement dans cet orage qu’elles éclatent de rire.

Un arc-en-ciel se forme alors, devant l’église de l’île d’en face, il semble prendre racine dans son clocher, traverser le ciel en furie et se jeter dans la mer au loin.

Merci mon Insaisissable…

mercredi 28 mai 2008

Florilège


Un petit florilège des remarques que j'ai entendu en me baladant dans les rues de Paris...


- Très jolie, mais trop grande
[Oh, un Lilliputien!]

- Italienne
[Sans bonjour ni question.
Euh... je suis française, moi!
Mais je prends ça pour un compliment!]

- Tu réfléchis mademoiselle?
[Selon l'interlocuteur, la réponse peut aller de
"oui et je veux être seule"
à "quelle charmante façon de me sortir de mes pensées..."
Bon, j'avoue, je n'ai jamais eu l'occasion de le faire...]

- Où est (au choix:) le métro/telle rue/la gare/tout autre lieu parisien?
[Je dois avoir une tête de poteau indicateur,
c'est pas possible!]


- On t'as déjà dit que tu étais très grande?
[Au bout d'un moment ça me gonfle,
et s'il y en a plus de trois dans la même soirée,
je commence à taper...
bon, pas pour de vrai, mais l'intention y est]


- Jolie poitrine
[Tu l'as vu d'où, toi?]

- Joli bruit
[Rapport aux talons...
je sais pas comment je dois le prendre...
le reste est moche?]


- Dites, on vous as déjà dit que vous aviez un corps sublime?
[Non, c'était pas un compliment,
mais un pari pour savoir...
pas sûr de bien le prendre, là!]


- On peut vous demander quelque chose? C'est un string que vous avez en dessous?
[Du questionnaire en couple,
pour rester dans la même veine...]


- Quel sourire!
[Oups, désolée, il était pas pour toi!]

- Tu sais que tu as un corps parfait?
[Ouh là, toi, dans le genre direct et pas fin du tout...]

à suivre...

mardi 27 mai 2008

Fête des mères.



Maman. Tante. Grand-mère. Et moi.

Je rentre de Bretagne avec quelques souvenirs forts dans la tête, et des envies de tout bouleverser dans ma vie, enfin un avenir qui semble se mettre en place par bribes.

Et on a fêté la fête des mères, à trois générations réunies. Curieuse impression de déjà vu.

Trois générations. Quatre femmes. Aucun homme.

Ma grand-mère, c’est un phénomène, un ouragan, une séductrice invétérée qui fait trembler les murs lorsqu’elle rit. Elle fait du monokini sur la plage et des petits coucous aux pays de sa ville.
Des hommes, elle en a connu. Des « bonshommes », comme elle dit. Tous à mettre dans le même panier, qui vous font du mal.

D’elle j’ai appris qu’un homme qui ne me faisait pas rire ne pouvait pas être bon pour moi.

Ma mère, c’est une warrior, la battante dans tous les sens du terme, belle et intelligente, construite à la force du poignet et qui a réussit. Elle aime s’habiller en rouge et autant que je sache il y a toujours des types pour lui dire qu’elle est belle.
Des hommes, elle en a connu. Surtout après mon père. Elle les as tous aimés, vraiment.

D’elle, j’ai enfin appris à aimer sans conditions, à accepter l’autre tant qu’il me respectait.

Ma tante, c’est une drôle de femme. Trop belle, trop intelligente. Trop séductrice. Trop. Un air de petite chose fragile qui ne lui a pas toujours amené des gens bien.

D’elle, j’ai réappris à ne plus laisser un homme lever la main sur moi.

Et moi. J’ai lu aujourd’hui que Melle Moi soulevait un pan de voile sur la question d’être femme, et j’ai trouvé chez elle comme un écho à mes pensées de dimanche.

Moi aussi je suis une vraie fille. Avec tout ce que ça implique. Je ne sais pas encore ce qu’est ce tout, mais je sais déjà qu’il prend beaucoup de place !

lundi 26 mai 2008

Relire son histoire.


Les blogs ont ceci d'étonnant que l'on peut parfois relire sa propre histoire au travers de ses écrits...

En remettant ici des bouts d'anciens blogs, je n'avais pas pensé qu'il me faudrait me replonger plus de deux ans en arrière, dans ma propre histoire.

Il y a un fait curieux qui m'a marqué dans ces relectures...

J'ai dit ici il y a peu que j'avais aimé deux hommes.

En ouvrant mon premier blog, à la veille de mes vingt ans j'ai dit que j'en avais aimé trois.

Comment expliquer d'avoir revu ces chiffres à la baisse, alors que j'ai connu d'autres relations depuis, dont une qui a duré?

Comment expliquer que l'un de ces trois hommes ne m'évoque plus un amour, même passé? Comment expliquer que l'homme avec lequel j'ai passé le plus de temps ne m'en évoque pas plus?

Comment expliquer cela sinon en disant que le temps a passé, et que, l'expérience aidant, on découvre le sens du mot amour... ou plutôt ses multiples sens!

Passer du temps avec quelqu'un, même dans une relation établie, ne signifie pas forcément l'aimer...

Alors quand je regarde en arrière aujourd'hui, je vois mes erreurs, je vois mon envie de m'engager souvent au détriment de tous les indices qui me montraient non seulement que ces hommes n'étaient pas pour moi, mais que je ne les aimaient pas.

Le désir et l'envie ne font pas tout.

Je ne referai pas cette erreur.

dimanche 25 mai 2008

Souvenirs

Le 23 novembre 2005.


Mon bel amour, je rêve de toi.

Ces quelques instants passés avec toi m'ont emplis de toi, de ta beauté, de ton attention, de ta sensibilité...

Mais, au fil des heures qui s'égrennent inlassablement sans que je cherche à les retenir, tu t'en vas. Tu t'exhale de mon corps et c'est comme si je te voyais te détacher de moi lentement, lentement mais sûrement, et je n'ai pas l'énergie de chercher à te retenir...

Je rêve éveillée. Tu quitte mon corps en me regardant, l'air serein, et tu me dis que notre amour est éphémère, comme nos deux corps.

Je crie dans le silence, non, je crie en silence, dans moi, et je me recroqueville, je me ratatine, comme pour me protéger.

Je me sens battue, trahie, sale. Tu as presque finit de partir. Je me demande si je n'ai pas hâte que tu quitte ce lit.

Quand tu es enfin totalement partit, je me lève, je vais prendre une douche.

Et tu es de nouveau là, dans chaque recoin de cette maison où nous vivons.

Mais cette fois ce sont des souvenirs de toi, et ils me rassurent, m'appellent, me parlent d'amour et m'entourent.

Certains me font l'amour, d'autres me disputent, mais je suis redevenue sereine et je comprends ton message: nous ne sommes pas éternels, c'est tout.

Je t'aime, souvenir.