mercredi 20 août 2008

Brève de bureau (1)


Le type canon qui passe la porte du bureau tous les matins me dit bonjour, et je lui répond en souriant, lui demande comment il va...


Il me regarde et me demande comment je fais pour être toujours "fraîche, pétillante et enjouée".


Là, mon coeur s'est retourné et m'a déstabilisée une fraction de seconde.


Et puis, comme toujours, j'ai sourit.

mardi 19 août 2008

Repère immuable...


Repère immuable en apparence, les orchidées du bureau ont été changées aujourd'hui.

Des tournesols pour un jour où le peu de soleil qui rentre dans la pièce me traverse la nuque et me donne mal au crâne.
La souris danse en dehors de ma volonté lorsque le fil se prend dans les roulettes de mon fauteuil, les machines émettent des vrombissements familiers, le téléphone reste désespérément muet.

Seul l'ordinateur me laisse une ouverture sur le monde, et sur la multiplicité des activités auxquelles je devrais me livrer et que je suis pourtant incapable de mener à bien.

Souriante et posée, je joue mon rôle pour garder l'esprit vide et muet, plein d'un néant salvateur.

Je m'ennuie. Je m'occupe.

La vie et le temps semblent suspendus, et je fais tout pour qu'ils le restent.

lundi 18 août 2008

samedi 16 août 2008

On the road...


Comme toujours, le train rythme mes désirs et fait naître des envies...

Prendre un stylo et écrire, encore et encore.

Boire un verre au bar et contempler les paysages en se laissant bercer par le mouvement.

Sentir le corps d'un charmant voisin frôler le mien puis s'y imprimer, en douce entre deux portes.

Descendre dans une gare inconnue, partir à l'aventure, fuir vers un autre monde où quelqu'un m'attend peut-être...

samedi 9 août 2008

Dans la maison du bonheur...


Il m'avait pourtant prévenue, qu'il était épuisé et qu'il ne tiendrait pas longtemps.
C'est pas comme si je n'avais pas vu les signes.
C'est le monde extérieur qui ne pouvait pas savoir.
Et même s'il l'avait su, je ne crois pas qu'il aurait fait plus attention.

Alors, forcément, au bout du huitième appel de la soirée, même si j'avais choisi de ne pas répondre, il s'est éteint.

En fait, je crois que mon téléphone a tout compris: ma batterie sociale est à plat, ça sert à rien de m'appeler.

Je suis partie, revenue, je repart... je n'ai jamais vu autant de monde que cette semaine en aussi peu de jours... pour une grande timide, ça fait bizarre.

Alors, quand mon téléphone a choisi de me lâcher, j'ai fait de même: je me suis réfugiée dans la maison du bonheur avec Elle.

Elle, elle est magnifique. Je dis souvent ça des gens auxquels je tiens beaucoup. Ils sont beaux, c'est sûr, mais l'intérieur l'est bien plus.

La maison est immense, familiale et accueillante comme un cocon de douceur, et en même temps pleine d'énergie comme un lieu étudiant.

A demi allongée sur le canapé, un verre de vodka à la main, je me laisse aller à la douce langueur rassurante d'être avec un être cher avec lequel je n'ai pas besoin de jouer un rôle, avec lequel je peux parler à cœur ouvert de ce que je ressens, que je peux écouter sans me lasser, avec lequel je peux rire et pleurer, me livrer.

Je suis heureuse qu'on se soit retrouvées.

jeudi 7 août 2008

Paris-Carnet, troisième.


Parce que c'est tout un univers à découvrir, le Paris-Carnet. Presque "Plein de gens à compromettre", comme sur le Titanas de Panique à bord... ;)

J'ai déploré l'absence de quelques personnes (entre autres la belle Hachiko, la talentueuse Alecska avec laquelle j'aurais bien voulu discuter, la pétillante Fiso, la charmante Gamacé, la lointaine Melle Moi...), mais je sais que c'est le lot commun des réunions où il y autant de gens...

Et du monde il y en avait! Pour cet anniversaire, fêté à la faveur d'une coupure de courant...

Première tablée avec Artefact, "heureuse grande-humaine de 12 rats", rien que ça! et qui montrait des photos de ses rats... à un Thomas qui s'émoustillait de la vidéo porno que ça pouvait donner...
Et puis il me semble que Nim et SomeKindOf Monster chantaient lorsque je suis arrivée, un truc à base de canards... sous l'oeil attendri et vigilant de Goon qui n'a pas oublié de matraquer...
Et puis Lisbeï et Mel'o'dye qui trafiquent quelque chose, la dernière ayant même apporté une bouteille de champagne... mais pas pour nous!
Kerlu nous a rejoint juste à temps pour le rhum arrangé à la cannelle sur lequel Goon bavait depuis déjà un certain temps... puis c'est au tour de Sam, qui ne nous a pas dit bonjour parce qu'il était venu en roller et a oublié de nous dire au revoir... mais a bien animé les discussions entre les deux!

Et puis les gens se sont succédés, comme à chaque fois j'ai découvert des gens que je ne connaissais pas, je n'ai pas eu le temps de parler à tout le monde...

J'ai découvert Mitt, juste entrevue la dernière fois, et j'ai cru comprendre que la discussion sur la religion qui s'est ensuivie n'était pas étrangère à la présence d'Aggelos dans les parages... Je souhaite d'ailleurs à la protagoniste de cette phrase un excellent voyage et plein de bonnes choses dans sa nouvelle contrée!
Un MichelV en pointillé qui part loin lui aussi, une Otir en pleine forme et une Bénédicte à laquelle je n'ai toujours pas eu le temps de parler, même si je compte bien rattraper ça!

Comme d'hab', je suppose que j'oublie plein de monde... désolée!

Une fin en apothéose lorsque j'ai découvert qu'il existait encore un être humain sur cette terre qui pratiquait le baisemain: Aggelos!

J'ai vraiment passé une excellente soirée!

lundi 4 août 2008

Brève de bus.


Hier matin, dans le bus, il y avait...

Un chauffeur souriant.

Une ravissante jeune femme auburn et frisée à la peau striée de tâches de rousseur et à l'air désinvolte.

Un vieux bonhomme aux cheveux longs qui ronchonnait tout haut qu'il n'aimait ni les imbéciles ni les incompétents.

Deux jeunes hommes très propres sur eux avec une cravate et une étiquette portant leur nom et celui de Jésus-Christ.

Une dame entre deux âges aux cheveux courts et blancs, aux lèvres rouges sang et aux lunettes de soleil exorbitantes.

Un enfant qui tenait à me faire partager ce qu'il y avait écrit sur son livre de pirates, et une mère attendrie.

Une légère impression de bien-être mêlée à du déjà-vu qui flotte et m'enveloppe.