jeudi 5 novembre 2009

Mon Montmartre à moi.



Et je me suis laissée surprendre, comme une idiote, encore.

J'étais venue avec un tas de préjugés bien ficelés, un dédain souverain et une mauvaise humeur de fer.

Et j'ai presque rit de ma situation. Présenter « ça ». Je jouais de malchance, je n'allais pas pouvoir intéresser un public à ce qui me laissait de marbre.


De découragement, j'ai lâché mon plan, et toutes les indications de visites qui allaient avec.

La pluie s'y est mise, et je me suis réfugiée sous le porche d'une église de brique rouge sans charme.

Puis c'est l'accueil gris et morne de ces enclos à religion, les fidèles ternes et silencieux qui me regardent comme une touriste égarée. Mais c'est aussi la quiétude ombrageuse et écrasante qui me rappelle à quel point je suis petite, qui me pousse à découvrir de la beauté dans les anges qui peuplent ce lieu si peu engageant...


Et puis j'ai sorti mon parapluie rouge. Là, j'aurais dû deviner que j'étais foutue.

Le regard des hommes attablés à la terrasse des cafés traditionnels s'attarde sur moi, d'autres s'écartent pour me laisser passer en esquissant un pas de danse, et la vie ressemble soudain à une comédie musicale.

Je suis une Demoiselle de Rochefort, une Star de Gene Kelly lorsqu'il chantait sous la pluie, mais par dessus tout je veux être un peu de celle qui hante ce lieu et l'a transformé à jamais...


Je suis Amélie Poulain.

Une petite écervelée au charme de légende, une femme-enfant émerveillée par la vie et qui se mêle de tout, je veux lui prendre un bout de son monde enchanté et je parcours les rues de son Montmartre, protégée de la pluie par mon seul parapluie rouge.

Ce sont les bottes des vitrines vintage, les étals des épiciers qui regorgent de denrées diverses et colorées, les néons des enseignes qui clignotent, semblant ainsi envoyer un message aux inconnus qui passent...

C'est aussi cette dame vêtue d'un manteau de fausse fourrure et trop maquillée, qui fume clope sur clope depuis des années en attendant le client, les alcooliques qui se disputent sur un banc et prétendent ne raconter que la vérité, les odeurs de poulet frit, de crêpes, de café et de bitume mouillé qui se mélangent et assaillent les passants...

Et j'ai les mots qui montent dans mes larmes au rythme de mes pas, le sourire qui se reflète dans les vitrines quand je prend des reflets à la vigne vierge de la place des Abbesses...

Comme c'est aussi l'afflux de tous ces gens dans les cafés, l'obligation de partager une table avec d'autres, quelques sourires timides, les yeux indiscrets qui se baladent sur les livres des voisins, un marque-page bardé de mots doux adressé à un certain Florent...


Alors j'écris, accoudée moi aussi au bar d'un café, sur un air de jazz pénétrant qui m'enveloppe de son infinie douceur et m'offre un peu de la magie que je n'aurais jamais cru sentir ici.


J'espère me laisser surprendre encore souvent...

dimanche 18 octobre 2009

Hauts et bas.

Devant les galeries Lafayette.
Deux personnes qui se séparent, un couple qui s'embrasse.

Un peu plus tard.
Une nouvelle vie qui commence, sourires.

Le lendemain.
Questions.

Chez Tang.
Une amie, un cuiseur de riz et plein de provisions, la vie est belle.

Le lendemain.
Nouveaux cours, un ami, deux amies, presque de la cuisine, un peu d'alcool et un ami retrouvé, avec elle.

Après, dans un bar.
Une pièce de théâtre, un porto, quelques discussions, le rire de Noé.

Bus de nuit.
La violence qui monte, dans les mots, dans les gestes.
Le ventre qui se noue.

dimanche 11 octobre 2009

Blueberry.


Parfois j'aimerais raconter tant de choses...

Comment mon cœur se soulève et s'emballe, léger comme une plume et prêt à sauter de ma poitrine, quand mes yeux plongent...

Comment la vie m'échappe, le tourbillon de la vie qui s'emballe et pars sans moi et me rappelle à la réalité quand les souvenirs se font douloureux...

Comment j'ai changé, mes mots dans ma tête qui n'arrivent pas à ma bouche, ma peur qui se tasse et l'angoisse qui s'immobilise...

Comment la douceur et la sensualité me sont à la fois nouvelles et déjà prégnantes dans mes mains, ma peau et mon cœur...

Comment une autre douleur s'est changé en évidence, avec quelques pics parfois, mais rien que de nécessaire...

Comment j'apprends chaque jour un peu plus, et que chaque personne que je rencotre est un peu un miroir de moi, qui me réconcilie chaque jour un peu plus avec moi-même, comme elle disait.

Et puis je me tais.

lundi 28 septembre 2009

mardi 22 septembre 2009


Des Câlins.

Un morceau de musique qu'on m'envoie dans la nuit.

Un baiser (presque) volé.

La vie qui reprend le dessus, plus forte que tout.

samedi 19 septembre 2009

The end.


Déjà la deuxième fois que j'écris ça depuis que j'ai ouvert ce blog.

Finalement, il est peut-être temps que je le ferme.

mercredi 16 septembre 2009

Rentrée.


C'est la rentrée. Des classes, sans doute, du reste, aussi.

De ce blog?

Pas sûr...

Dois-je le fermer puisque je n'écris presque plus?

Devoir ou non, je n'ai pas envie de le fermer pour l'instant. Malgré ses nombreux travers et les obstacles qui me sont mis dans les pattes, je l'aime bien, moi, cet espace.

Pas seulement parce qu'il me permet toujours de dialoguer avec toi, même si je te revois, maintenant.

Mais aussi parce qu'il a quelque chose d'apaisant, parce qu'il me ressemble, aussi. Parce qu'en contemplant mes douleurs, mes doutes et mes instants de bonheur ici, je me sens bien.

Et parce que je viendrais toujours me réfugier ici quand j'aurais besoin de réconfort, ou juste envie d'écrire.

Il y a toujours un lieu pour m'accueillir, les bras ouverts.